Réalité virtuelle et dépression

La réalité virtuelle peut être utilisée pour les phobies, les TOC, mais aussi pour la dépression, pour l’instant de façon expérimentale.

  • Elle permet de mettre les patients face à leur anxiété ou de leurs pensées, en créant un climat anxiogène ou dépressiogène, puis en les amenant vers la relaxation, sur une plage ou un lieu agréable, afin qu’elles s’imprègnent du bien-être qu’elles ont perdu dans la réalité.
     
  • C’est bien connu : le sport est aussi efficace qu’un antidépresseur. La réalité virtuelle permet au patient par exemple de faire du vélo dans des paysages agréables.
     
  • La réalité virtuelle a aussi un rôle d’éducateur. Le patient va donner des conseils à un avatar de lui-même plus jeune, pour l’aider à gérer sa déception et sa tristesse. Ces conseils vont considérablement l’aider lui-même.

Réalité virtuelle et crises d’angoisse

Les crises d’angoisse sont traitées via une trousse à outils que l’on donne aux patients, pour lui apprendre à respirer, à se détendre. Parmi ces outils, on retrouve la technique du training autogène de Schultzla méthode Jacobson, les slogans… Cela les rassure d’avoir toujours avec eux quelque chose qui les aide en cas d’angoisse ou de crise de panique.

Il faut savoir que plus de 30% des personnes font au moins une fois dans leur vie une attaque de panique. Certaines de ces attaques résultent simplement d’un dysfonctionnement biochimique temporaire du cerveau. D’autres ont des causes précises, comme un traumatisme direct (accident de voiture ou panne d’ascenseur), ou indirect (témoin d’événements angoissants, de maladies), le stress ou encore de fausses informations, comme celles que donnent les parents à leurs enfants. Du type : ne va pas nager trop loin, tu vas te noyer.

Quelles limites à la réalité virtuelle ?

La contre-indication majeure à la réalité virtuelle est l’épilepsie photo-sensible : le patient ne peut pas être exposé aux écrans.

On relève aussi le phénomène de cyber malaise, qui provoque, comme le mal de transport, nausées, transpiration, sensation de mal-être. Cela survient surtout quand le patient bouge trop vite et peut donc facilement s’arranger.

Sinon, tout le monde est susceptible de pouvoir avoir recours à la réalité virtuelle, quel que soit l’âge. A condition d’être accompagné par des professionnels, au risque de déclencher des crises de panique et d’aggraver son état.

Source : RTBF

Note : 3 sur 5.