Une étude expérimentale utilisant la réalité virtuelle a révélé que les hommes incarnés virtuellement en tant que femmes victimes de harcèlement sexuel de la part d’un groupe d’hommes virtuels seraient moins agressifs envers une femme virtuelle une semaine plus tard.
L’objectif était donc de donner aux hommes l’expérience d’être dans la situation d’une femme harcelée. Montrer que le comportement a été influencé dans la réalité virtuelle en fonction de la condition d’incarnation est un résultat utile, offrant la promesse que ces types d’intervention peuvent diminuer la propension au harcèlement et à l’agression.
Le scénario conçu pour la proposition était une expérience avec des hommes où chaque participant serait d’abord en réalité virtuelle en tant que membre d’un groupe avec trois autres hommes (virtuels) dans un bar qui se livraient au harcèlement sexuel d’une femme. Les participants revivraient ensuite ce scénario soit comme un autre homme, soit en tant que femme victime. L’idée est de vivre le scénario du point de vue de la femme afin de réduire la propension au harcèlement sexuel, en ayant été dans cette position .
Cette étude à été menée par les chercheurs du département de la Réalité Virtuelle de l’Université de Barcelone, dirigée par Mel Slater, chercheur émérite.
C’est le principe de l’embodiment qui permet d’ouvrir les consciences et de se mettre à la place de l’autre pour ressentir ses émotions.