“Soft-skills” voilà un mot que l’on entend à la bouche de tous les RH, managers et coachs ces dernières années. Telle une révélation, les articles traitant de ce terme ont envahi les réseaux sociaux et les médias. Malgré tout, il porte parfois à confusion, c’est pourquoi nous avons décidé d’aborder ce sujet. Effet de mode ou bien réelle prise de conscience ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.
Un intérêt pour les soft-skills grandissant
Les soft-skills ont toujours été valorisés mais dans la sphère professionnelle ce n’est que récemment qu’elles se sont réellement imposées. Les recherches et l’attention que l’on leur porte ont fortement augmenté, en effet la fréquence d’utilisation du mot-clé “Soft-skills” a été multipliée par 15 entre 2012 et mars 2019.

Cet engouement est le fruit d’un changement de mentalité et des méthodes de travail traditionnelles avec l’arrivée des startups et des styles de management plus souples dites Agiles. Les méthodes agiles sont des pratiques de pilotage et de réalisation de projets initialement adoptées dans l’industrie du logiciel. Elles nécessitent plus d’interactions entre les équipes métiers et technique. Ces échanges plus fréquents sont à double tranchant, car les collaborateurs issus de formations et de background différents doivent apprendre à adapter leur communication pour le meilleur (lorsque les échanges réussissent et amènent à un meilleur produit / projet), mais aussi pour le pire lorsque ces échanges deviennent un dialogue de sourd.
Cette tendance est si forte que les soft-skills prennent aujourd’hui le pas sur les hard-skills et deviennent de plus en plus indispensables. Selon les statistiques de Skill Survey, 77% des employeurs pensent que les soft-skills sont plus importants que leurs homologues « hard ». De plus, 67% des RH préféreraient embaucher un collaborateur avec des forts soft-skills malgré des compétences dures plus faibles par rapport à la situation inverse. Cela s’explique car les hard-skills ne sont la plupart du temps applicables que dans un domaine spécifique. Tandis que les compétences dites douces peuvent être applicables dans la plupart des professions, elles sont dites “transférables” et garantiront donc l’adaptabilité du collaborateur à des situations nouvelles. En particulier, le travail collaboratif, la gestion de projets et l’esprit critique sont de plus en plus mis en avant et requièrent des collaborateurs flexibles, assertifs et donc dotés d’une bonne intelligence émotionnelle, 4 « soft-skills » sur lesquels nous reviendrons dans la partie suivante.
Selon un sondage réalisé par Adecco Staffing USA, 44% des cadres dirigeants pensent que le manque de soft-skills constituait le plus grand déficit de compétences de la masse salariale États-Unienne. Cette réflexion qui fait presque l’unanimité s’explique par le fait que les efforts de productivité des entreprises ont déjà beaucoup été mis en oeuvre, là ou les axes de développement comme l’innovation (boostée par les soft-skills) sont encore loin d’être exploités à leur maximum.
Source : Simundia