Quel est le meilleur casque VR ? La réalité virtuelle est un sujet toujours délicat à appréhender et que les nouveautés techniques peuvent faire basculer les choses très rapidement. Entre les casques de réalité virtuelle « classiques », les modèles autonomes, ceux destinés aux smartphones et les produits de réalité mixte, il est parfois difficile de s’y retrouver… et de choisir. Retrouvez notre sélection des meilleurs modèles du moment.

En réalité, comme pour n’importe quel périphérique informatique, il est alors crucial de bien identifier les besoins et l’utilisation que l’on souhaite faire de son casque. Ensuite seulement, il est possible de choisir entre un modèle filaire ou autonome et, enfin, tous les critères peuvent être passés en revue afin d’aboutir au casque de réalité virtuelle qui vous conviendra. Pour vous aider dans cette tâche et vous permettre d’y voir un peu plus clair, voici notre sélection des meilleurs produits du moment.



Chez Clubic, le concept de réalité virtuelle nous séduit depuis le milieu des années 90 avec les sorties de casques comme le Forte VFX1. Nous sommes ravis de voir les progrès réalisés tant par les constructeurs que par les développeurs et la sortie, il y a quelques mois, d’Half-Life Alyx a été un signal fort : si certains en doutaient encore, Valve a prouvé que le jeu vidéo pouvait profiter de la réalité virtuelle pour proposer des expériences remarquables.
Aujourd’hui, Oculus enfonce un peu plus le clou avec un casque d’excellente facture même s’il implique de disposer d’un compte Facebook. En dehors de cet écueil, il y a d’autres moyens de progresser. On peut notamment espérer que le poids soit davantage réduit ou que l’autonomie évolue encore dans le bon sens. Nous regrettons aussi certains sacrifices « ergonomiques » (écartement des lentilles, sangle) réalisé pour réduire le coût du casque. Reste qu’à moins de 350 euros, Oculus distribue un produit d’excellente facture qui vient plus que titiller des modèles deux fois plus coûteux. La qualité d’image est remarquable, la restitution audio convaincante et l’ensemble profite d’une ergonomie de premier plan.
Si maintenant Oculus pouvait faire un effort pour intégrer certains des accessoires et ne plus les proposer en option, ça serait (presque) parfait. La VR est un peu plus convaincante chaque jour qui passe.
2. HP Reverb G2


Sur le papier, le Reverb G2 avait tout pour devenir LA nouvelle star de la réalité virtuelle et même si notre test semble parfois insister sur les défauts du produit, il faut reconnaître qu’il n’en est finalement pas si loin. HP persiste dans son idée de proposer une définition d’image sensiblement supérieure à celle de la concurrence et la montée en puissance de nos configurations – deux ans se sont écoulés depuis la sortie du Reverb premier du nom – tend à lui donner raison.
Hélas, HP semble aussi ne pas vouloir se remettre en question sur des points pourtant essentiels pour espérer venir à bout de la concurrence justement. D’abord, le câble gagnerait à être plus souple, mais c’est surtout au niveau des contrôleurs que le bât blesse avec des « manettes » trop grosses et qui peuvent avoir tendance à « décrocher ». On regrette aussi la tendance à la chauffe d’un produit qui a le bon goût de se passer de ventilateur.
Pour se faire une place au soleil de la VR, le Reverb G2 peut heureusement s’appuyer sur deux atouts essentiels : l’exceptionnelle qualité de ses lentilles / écran haute définition qui rendent les textes plus lisibles que jamais et les progrès réalisés du côté du son grâce à l’intégration des haut-parleurs du Valve Index. Sur un strict plan technique, jamais l’immersion VR n’aura été aussi réussie.
Les choses ne se jugent toutefois pas que sur un « strict plan technique » justement et la concurrence de l’Oculus Quest 2 fait très mal à un produit commercialisé presque deux fois plus cher. Un très bon produit, mais qui pour être parfaitement exploité a en plus besoin d’une configuration du feu de dieu.
3. Samsung Gear VR


La réalité virtuelle, dans sa version « moderne », n’en est qu’à ses balbutiements, ce qui rend difficile l’attribution d’une note à ces nouveaux casques. Le Gear VR apporte une alternative intéressante pour l’aspect le plus « grand public » de la technologie, celui qui est centré sur le visionnage de vidéos à 360° et sur les jeux de type mobile. En avançant avec Oculus, Samsung se dote d’un partenaire de choix qui lui fournit un environnement et un écosystème relativement fournis, et un casque nettement plus évolué que les autres tentatives pour smartphones.
Pour un premier jet (même s’il est précédé de deux éditions tenant davantage du galop d’essai), le casque est bien conçu, compatible avec six smartphones de trois diagonales différentes et assez évolué technologiquement pour ne pas être une simple visionneuse de contenu à travers des lentilles en plastique. Le confort d’utilisation n’est pas encore optimal, mais on est séduit par la très faible latence qui réduit l’inconfort au minimum. Les pixels sont encore très visibles malgré la meilleure résolution d’écran du marché : c’est un défaut avec lequel il va falloir composer encore longtemps, notamment avec la technologie AMOLED et ses sous pixels.
Il reste maintenant au Gear VR à se trouver des applications vraiment marquantes. Au cours de notre utilisation, on a pu essayer quantité de jeux plutôt sympathiques, d’expériences originales voire complètement décalées (le visionnage de films dans une fausse salle). Mais, actuellement, rien de transcendant, même si le potentiel est bien là. Le propre d’une plateforme encore bien jeune.
Le périphérique se heurte enfin aux limitations du smartphone, certes très efficace pour une expérience sans fil à la patte, mais encore limité techniquement, même pour un haut de gamme aussi performant que ceux de Samsung. L’autonomie et la chauffe demeurent de vrais problèmes, que les choix de Samsung sur les Galaxy S7 et S7 Edge pourraient bien résoudre à terme. Vulkan viendra-t-il faire décoller réellement la réalité virtuelle sur mobile ? L’avenir nous le dira. En attendant, si le Samsung Gear VR est un accessoire finalement assez abordable pour les possesseurs curieux des quelques smartphones Samsung compatibles, il lui reste encore une grosse marge de progression, à laquelle on a hâte d’assister.
4. Valve Index


Preuve des immenses qualités du Valve Index, deux ans après sa sortie il reste l’un des casques les plus réussis que les amateurs peuvent s’offrir. Mais commençons par ses défauts car, en dehors de toute considération tarifaire, le produit n’est pas parfait. D’emblée, il faut effectivement faire avec une mise en place un peu plus complexe que chez la concurrence. De plus, la présence de petites bases à placer dans la pièce n’est pas ce qu’il y a de plus commode.
Certains utilisateurs rencontrent aussi des problèmes de « clic » avec les contrôleurs et les porteurs de lunettes pourraient être gênés. Reste que c’est à peu près tout pour les défauts de la bête. Le Valve Index est sinon proche de la perfection. Les bases que l’on évoquait précédemment sont l’assurance d’une parfaite précision dans l’espace. La définition d’image n’est pas aussi bonne que sur le Reverb G2, mais procure déjà un très bon rendu graphique et le rendu audio est d’excellente facture.
Enfin et c’est à ce niveau que Valve tire principalement son épingle du jeu, le champ de vision de l’Index est nettement supérieur à la concurrence. Les plus ou moins 130° – quand la concurrence bloque généralement à 110° – sont l’assurance d’une immersion remarquable et d’une moindre sensation de « fenêtre sur le VR ».
5. HTC Vive Cosmos


Nouvel essai en matière de casque VR pour HTC et incontestable réussite, même si le bilan n’est pas exempt de (petits) reproches. Évacuons justement ces critiques en évoquant tout d’abord ces légers soucis dans le suivi des contrôleurs et leur recalibrage pas toujours assez rapide. Citons également la nécessité d’avoir un espace de jeu bien éclairé pour que les caméras ne perdent pas leurs repères : une contrainte évidemment plus réduite si vous décidez d’investir dans des bases SteamVR. D’autres utilisateurs relèveront les nuisances sonores du ventilateur, surtout ceux qui exploitent des applications « calmes », et une tendance à la chauffe en particulier au niveau des pommettes.
Des défauts relativement mineurs cependant et largement compensés par l’excellence de l’affichage, la précision des écrans et la beauté, la netteté des images produites. On en prend réellement plein les mirettes alors que le confort général du produit permet de se laisser aller pour de longues sessions – mal de mer mis à part – sur nos jeux préférés. Le bouton pour sortir du monde virtuel ou la façade relevable constituent d’autres atouts indiscutables alors que la modularité du produit permettra – aux plus riches – de rendre les choses en plus immersives.
Aux plus riches seulement, car non content de proposer un casque aux alentours de 800 euros, HTC facture effectivement assez cher les accessoires. Hélas, c’est le lot de tous les constructeurs. Si ludiquement parlant la VR devient de plus en plus intéressante, elle est encore loin d’être démocratisée.
6. PlayStation VR


Malgré le poids de quelques années, le PlayStation VR reste l’un des incontournables de la réalité virtuelle. Sony attend probablement la prochaine PlayStation 5, plus puissante, pour en sortir une nouvelle version bodybuildée. Mais encore aujourd’hui et même face à la concurrence, le casque du constructeur japonais est toujours à la hauteur.
L’objectif du Playstation VR était de pouvoir être pris en main par tous les publics. Et c’est clairement un pari réussi, tant il est facile et rapide de mettre le casque et de l’enlever. Son confort est excellent, et grâce aux multiples rembourrages on ne sent véritablement aucune gêne sur la tête, même après plusieurs heures. Le casque peut être utilisé avec ou sans les PlayStation Move, selon le jeu sélectionné. Encore mieux, il est possible d’utiliser le casque pour jouer à n’importe quel jeu, offrant un effet « grand écran », et rendant tous les titres plus immersifs, comme dans un cinéma.
Néanmoins, tout n’est pas parfait sur le PlayStation VR, et ce, notamment à cause de son âge. Son écran ne fournit en effet qu’une définition de 960 x 1 080 pixels par écran, ce qui est plutôt faible. Pourtant le casque parvient à réduire les effets de grille, ce qui est très étonnant. Sony booste aussi artificiellement le nombre d’images par seconde qui passe de 60 à 120 fps pour donner un rendu fluide et éviter les nausées.
7. Oculus Rift S


C’est un bon casque VR, qui parvient à cocher la plupart des cases : confort, liberté en jeu, facilité d’utilisation et de configuration. Le seul regret vient des écouteurs intégrés, qui ne sont pas à la hauteur du casque. Il faudra donc privilégier son propre système audio. Néanmoins, et au regard de son prix très raisonnable, les caractéristiques du Rift S en font un excellent casque VR.
Publié par Nerces Spécialiste Hardware et Gaming le 19 septembre 2022 à 09h31 Clubic.com